UNE FABLE INTEMPORELLE
- AVERTISSEMENTS -
- Cette fable, intemporelle, a été inspirée par des événements qui ont
eu et qui, malheureusement, auront encore lieu dans nos villages, car
la bêtise humaine n'a pas de limite . . .
- Les dessins que j'ai crayonnés ne s'inspirent d'aucun aspect réel.
Les personnages et les maisons ne sont que des représentations
génériques dont le seul but est d'illustrer cette fable. Par contre les
véhicules dessinés sont de notre époque et existent.
- Toute ressemblance directe ne peut être que fortuite et non
intentionnelle.
- Je n'ai pas mis de morale, mais, bien évidemment, dans toute fable il
y en a une ou plusieurs. A vous de les deviner ou de les créer . . .
- Monsieur Paysan et monsieur Zurbain -
Monsieur Paysan vivait dans un petit village calme, un peu retiré du
monde, loin des grandes villes.
Son père était né là lui aussi et monsieur Paysan avait grandi dans cet
endroit tranquille.
Il connaissait chaque habitant et chaque chemin, on disait même qu'il
connaissait tous les oiseaux.
Son village lui était familier, il l'aimait et il le trouvait vraiment
très beau.
Un jour arriva monsieur Zurbain qui venait d'acquérir une belle maison
dans ce village.
Il en avait un peu ras le bol de la ville bruyante où tout n'était que
mirage.
Il voulu changer d'air et goûter au joie de la nature, en quelque sorte
goûter à la vie.
Peut-être était-ce une mode chez les citadins, mais monsieur Zurbain en
avait envie.
Monsieur Paysan emmenait son troupeau paître dans les pâtures près de
la mare.
L'été il faisait la fenaison et récoltait son blé même à la lueur des
phares.
Monsieur Zurbain trouvait que la vie en plein air était bénéfique, il
était même devenu plus souriant.
Il trouvait cela plutôt agréable, mais un peu dépaysant.
En hiver le froid et la neige rendaient cette campagne un peu plus
triste, il n'y avait plus de verdure.
La vie y était plus rude et les déplacements étaient souvent pénibles
et durs.
Monsieur Paysan y était habitué et trouvait que cela faisait partie du
cycle des saisons.
Monsieur Zurbain regrettait les rues de la ville, nettes et dégagées,
ce qui n'était pas le cas devant sa maison.
Au fil du temps, monsieur Paysan s'émerveillait toujours de Dame Nature.
Les animaux, les fleurs, les arbres, il les trouvait beaux, même ses
vaches dans les pâtures.
Par contre, monsieur Zurbain, commençait à trouver cette campagne sale.
En comparaison de la ville qui était propre, certes un peu bruyante,
mais peut-être idéale.
Alors, un jour qu'il était exaspéré par toutes ces vicissitudes.
Monsieur Zurbain changea radicalement d'attitude.
Il alla trouver le maire pour lui faire part de sa doléance.
Le chant du coq, la boue sur la route, le bruit du tracteur, il en
avait marre de ces nuisances.
Monsieur le maire, embarrassé ne savait que faire.
Il convoqua monsieur Paysan et lui fit part de cette affaire.
Il lui dit qu'il faudra réduire ces nuisances ou modifier sont activité. *
Monsieur Paysan sortit de là, triste et déprimé.
Monsieur Paysan n'ennuya plus monsieur Zurbain, car il s'en alla
simplement comme il avait vécu . . .
il mourut en silence . . .


A vous lire . . .

- QUELQUES REMARQUES -
Suite à cette fable, quelques commentaires et remarques m'ont été adressées :
1) Tout d'abord je rappelle que ceci n'est qu'une fable, ce qui entraîne :
- que toutes fables amplifient le "mauvais" coté de l'être humain,
- qu'une certaine vérité soit un peu exagérée, voire déformée,
- que le cas pris en exemple soit très général,
- que cela ne s'applique évidemment pas à chaque village,
- et enfin que tous les messieurs Paysan et messieurs Zurbain ne sont pas exactement comme décrits dans cette fable.
* 2) au passage ". . . qu'il allait rédiger un arrêté municipal . . ."
Bien évidemment cet aspect ne peut exister que dans des cas extrêmes,
et après que le conseil municipal soit d'accord. De plus, la fermeture
n'est possible qu'après qu'il y ait eu une décision de justice.
Dans la plupart des cas, un élu
rend visite à Mr Paysan et lui fait part des plaintes que la mairie a
reçu, sans préciser qu'elles émanent de monsieur Zurbain.
Par contre dans beaucoup de cas, après que monsieur Zurbain se soit
plaint à la mairie, il porte l'affaire devant les tribunaux. Là il y a
de très nombreux cas.
Cependant, la décision des élus, dépend des stratégies, des
motivations, des relations ou/et des affinités qu'ils
entretiennent avec monsieur Paysan et monsieur Zurbain.
Dans de nombreux villages à dominante paysanne, une discussion avec
monsieur Paysan fait suite à la ou aux plaintes et cela s'arrête là. Ce
qui, je pense, est le cas pour notre village.
Par contre dans d'autres villages les paysans sont bel et bien considérés comme des nuisances.
Afin d'être plus dans la moyenne des suites données à ces plaintes, je modifie donc ma fable :
"Il lui dit qu'il allait rédiger un arrêté municipal lui interdisant son
activité."
devient :
"Il lui dit qu'il faudra réduire ces nuisances ou modifier sont activité."
Ce qui, fondamentalement je change pas le "fond" de cette fable et est
plus près d'une certaine réalité. Encore qu'une fable se moque de LA
réalité puisque ce n'est pas son but . . .
3) Quelques moralités que j'ai reçu :
- cela ressemble à la fable de la fontaine "le pot de fer contre le pot de terre",
- le droit des uns commence où finit ceux des autres,
- mieux vaut être riche et puissant que simple et pauvre,
- - - A SUIVRE - - -

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