Un métier - une passion
La traite chez Véronique et Jean-François BRETON,
producteur de lait depuis plusieurs générations à
la Grosse
Saulx
Par un beau matin de juin, il est environ 7 h 00, je me suis immergé
dans la vie quotidienne d'un producteur de lait. Cette tranche de vie a
été réalisée avec la collaboration de Véronique Breton qui était de
corvée ce jour là . . .
Première étape : aller chercher les vaches
Il est environ 7 h 00 et le jour est levé . . . le travail peut donc
démarrer . . .
Tout d'abord commençons par le commencement, il faut aller chercher les
vaches dans la pâture.
Malgré qu'elles soient habituées, il faut néamoins un certain temps
pour les rassembler
et les guider vers la salle de traite . . .
Elles y vont sans grande
difficulté, mais à leur rythme . . .
Cette étape, si elle est plutôt agréable l'été sous le soleil, est plus
difficile en automne ou au printemps lorsqu'il pleut ou qu'il fait
froid . . . Mais profitons du moment présent . . .
Bon, eh bien voilà, ces Dames, sont bien arrivée . . .
Le cheptel en attente de la traite . . . Ces vaches sont de race
Prim'Holstein et pésent environ
600/700 kg chacune . . . Belles bêtes . . .
(nota :
les chiffres donnés ici à titre d'informations sont des
ordres de grandeur)
Seconde étape : préparer la salle de traite
La législation en vigueur, mais surtout le client à qui est vendu le
lait, imposent des règles strictes d'hygiène. Cela est plutôt rassurant
pour le consommateur, mais oblige le producteur à respecter
scrupuleusement un protocole établi.
Parmi ces opérations obligatoire, le nettoyage du sol de la salle avant
la traite . . .
Etape suivante : mise en condition des intéressées
Là comme partout, un peu de bien être est nécessaire à ces grosses
bêtes afin qu'elles ne soient pas stressées et nous donnent du bon lait
.
. . Donc arrivée en douceur, mise en box sans contrainte, même si
parfois c'est un peu délicat, car certaines bêtes ont un caractère
particulier. Et ensuite la récompense, des granulés qui contiennent des
céréales et vitamines appréciées par ces Dames.
Cela sert également de
complèment alimentaire.
La distribution s'effectue par un système de poulies, clapets et tuyaux
qui distribuent la nourriture en partant d'un silo de stockage . . .
Ensuite : préparation des trayons
Bien évidemment, cette opération est très importante pour l'hygiène
afin que le lait ne soit pas contaminé par des bactèries et autres
petites bestioles microscopiques qui ne nous veulent pas que du bien .
. .
Le nettoyage s'effectuait, il y a encore quelques temps avec un linge
et de l'eau tiède.
Ce protocole a évolué et a été remplacé, aujourd'hui, par un produit
moussant, beaucoup plus efficace. De plus, les trayons de
chaque vache sont nettoyés avec un papier essuie-tout unique, afin
d'éviter une éventuelle contamination . . .
Véronique, ici, très méticuleuse sur cette opération importante sur le
plan hygiènique . . .
Etape de la traite : là c'est la traite
Bien évidemment, la traite est automatisée. Fini la corvée de traite à
la main sur un tabouret . . .
La traite se fait par dépression cyclique programmée grâce à un système
électronique . . . Une vache donne environ une trentaine de litres de
lait à chaque traite et pendant environ 300 jours par an.
(nota :
les chiffres donnés ici à titre d'informations sont des
ordres de grandeur)
Véronique pose les quatres ventouses (
une sur chaque trayon)
qui vont aspirer le lait
suivant
une cadence pré-définie . . .
On voit, ici, les ventouses plus en détail . . .
Et ici l'appareil à dépression : la cuve en verre qui recueille le lait
et à gauche, la partie électronique qui permet d'obtenir le cycle de
dépression . . . La pompe à vide est située dehors . . .
Etape de la traite : la phase finale
Cette phase permet de protéger les trayons de la vache à la fois
physiquement et bactériologiquement.
C'est un vrai plus préventif . . .
L'aseptisation des trayons permet de faire du préventif et ainsi
d'éviter
quelques problèmes sur cet organe très fragile et indispensable à la
traite . . .
Ces opérations (
préparation des trayons, traite et aseptisation)
sont
répétées autant de fois qu'il y a de vaches à traire. C'est un travail
routinier et fastidieux où le risque est toujours présent et possible,
sutout les coups de pattes. Sans parler des déjections qui sont
beaucoup plus fréquentes et très désagréables.
Le lait ainsi recueilli arrive dans ce tank en inox qui est réfrigéré .
. . Le client, une grande marque connue de produit laitier, vient
ramasser ce lait, plusieurs fois par semaine . . . Pour garantir la
qualité, des prélèvements sont effectués. Ils serviront à établir la
qualité du lait et en cas de problème à suivre la traçabilité . . .
Après la traite, les vaches, un peu fatiguées par cet exercice, se
reposent sur la paille fraîche.
Etape finale : le nettoyage de la salle de traite
Comme avec tous les bons ouvriers, à la fin du travail, les outils et
lieux de travail sont nettoyés. Le sol est lavé, la tuyauterie ainsi
que la cuve en verre sont nettoyées avec un produit spécifique, puis
rincées à l'eau claire. Tout est donc prêt
pour la traite suivante . . .
Ici, Véronique nettoie le sol de la salle . . .
Informations supplémentaires :
Ces différentes opérations qui constituent une traite, sont réalisées
2 fois par jour et ce
TOUS les jours de l'année, y compris
le dimanche et les jours fériés, en été comme en hiver, qu'il pleuve ou
qu'il neige . . .
Je pense que vous l'aurez compris(e), ce métier est un métier pénible,
mais pour Véronique et Jean-François c'est un travail comme un autre,
qu'ils aiment et leur amour de la vie au grand air et des animaux
compense le coté fastidieux de ce dur labeur . . .
Je tiens à remercier
Véronique et Jean-François de leur gentillesse et de leur enthousiasme
à partager à la fois leur savoir et leur envie de faire découvrir ce
métier.
Michel ORSOLLE
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